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lundi 7 avril 2014

Témoignage d'une cancereuse en rémission

Il m'arrive régulièrement de parler avec des personnes qui m'envient de pouvoir me faire refaire la poitrine. C'est vrai que j'ai eu de la chance d'avoir eu un cancer, une chimiothérapie, une radiothérapie. La chance de repousser notre désir de fonder une famille avec l'homme de ma vie pour quelques années encore. La chance d'être dépistée BRCA1 et de devoir surveiller mes ovaires et mes seins tous les ans pour vérifier qu'une ou plusieurs tumeurs ne se développent pas à nouveau dans mon corps.
 
D'accord, j'ai une nouvelle poitrine mais à quel prix. Il y a tout d'abord les coûts cachés car même si la sécurité sociale rembourse l'hospitalisation, il ne faut pas oublier le travail de la chirurgienne qui n'est pas intégralement pris en charge. Cela fait près de 2 ans que je me bats contre cette maladie, 2 ans que nous ne sommes pas partis en vacances ailleurs que dans notre famille, 2 ans d'opérations, de traitements, de kiné, de fatigue, de pleurs cachés, de docteurs en tout genre.
 
Nous avons voulu emprunter pour nous acheter un appartement. Nos revenus sont suffisants. La banque veut bien nous prêter à condition d'avoir une assurance (ce qui d'ailleurs n'est pas obligatoire selon la loi). Compte tenu de ce cancer, aucun assureur ne voulait de moi pour nous soutenir dans cet investissement. Pourquoi? Parce que je ne suis pas guérie mais plutôt en rémission.
 
La chirurgienne m'a retiré les seins. Il ne s'agit pas d'une chirurgie esthétique mais réparatrice. Il est question de sauver ma vie pas de me faire plaisir.
Rose Magazine
D'accord mes seins ne pendent plus. En revanche, ils sont diformes et je peux jouer des pectoraux comme un mec. Ca fait très féminin!
J'ai perdu la sensation du toucher sur mes seins et mes mamelons. Hier matin, le côté de mon sein gauche me grattait. J'avais beau gratté, je ne ressentais rien.
Je dois éviter de porter des charges trop lourdes et de faire des mouvements répétitifs au risque d'avoir les pectoraux - qui me servent maintenant de poitrine - en feu à la fin de la journée. Les ganglions qui m'ont été retirée sous le bras pour vérifier la-non propagation de mon cancer ralentissent la circulation lymphatique et mes doigts gonflent dés que je sollicite un peu mon bras droit. Dites-moi où est la chance dans tout ça?
 
Six semaines après mon lipomelage, les traces de mes hématomes sur le ventre sont encore visibles. Je ressens des tiraillements dés que j'essaie de m'étirer un peu.
 
D'ordinaire, je n'ai pas l'habitude de me plaindre. Je suis plutôt du genre à me cacher derrière une carapace. A

lors s'il vous plait, arrêter de m'envier!

dimanche 2 mars 2014

Mitaines Tête de Mort pour Homme Pure Laine

Un ami m'a commandé des mitaines tête de mort. Je tenais à vous les présenter car j'en suis particuilièrement fière. J'ai du recommencer plusieurs fois avant d'être satisfaite du résultat.
 
Tricotées en aiguilles double-pointes pour qu'il n'y est pas de couture et tête de mort cousue à la main par dessus.
Et en pure laine de chevreau.
 
Et devinez quoi, je suis en train d'en réaliser mais en modèle plus féminin. Je vous montrerai lorsque je les aurai terminées.
 
Et sinon, je viens vous donner des mes nouvelles. Lundi, je suis allée à l'hopîtal pour un lipomodelage. Niveau douleur, ça n'a rien à voir avec la mastectomie et reconstruction immédiate mais c'est quand même costaud et surtout impressionnant.
Je suis couverte de bleus sur le ventre et la poitrine. 6 jours après, ils virent au jaune oranger et les douleurs diminuent progressivement. Niveau résultat, je peux pas en dire grand chose pour le moment car il faut attendre que les oedèmes se résorbent et il y aura une deuxième intervention de prévue.
Mais pour le moment, c'est repos pendant encore trois semaines et jeudi prochain, visite de contrôle chez la chirurgienne pour retirer les six points de suture ( 2 à chaque sein et 2 de chaque côté du nombril)

Et comme je ne le dis jamais assez. Un gros et grand Merci à mon Monsieur qui a pris grand soin de moi toute cette semaine pendant ses vacances et depuis maintenant plus de 12 ans.
 

samedi 22 février 2014

Nouvelle collection : Bracelets brésiliens Friendship


Eh bien ça y est! J'ai fini l'écharpe de Monsieur et elle est en train de sécher.

Je tenais également à vous remercier car vous êtes nombreux à visiter ma boutique ALittleMarket Les Mains d'LN via mon blog. Alors si mes créations vous plaisent, je vais vous donner un petit coup de pouce en adopter une. Je vous offre 10% de réduction sur toute ma boutique avec le code MERCI10 (offre valable jusqu'au 31 mars 2014).
Je vous présente les futures créations que je vais mettre en ligne sur ma boutique : des bracelets brésiliens montés avec un fermoir mousqueton pour qu'ils durent, qu'ils durent... Ils seront disponible dans la semaine. Le temps de faire la mise en page. Des modèles pour femmes et pour hommes car on a tendance à un peu les oublier alors qu'ils sont formidables et qu'ils méritent qu'on leur montre.   
Et sinon, je viens vous donner un peu de mes nouvelles. Lundi à 7h00, je rentre à l’hôpital pour y passer une bonne partie de la journée.
Ceux qui me suivent savent qu'en 2012, j'ai été traité pour un cancer du sein. En fin d'année 2013, j'ai eu une mastectomie bilatérale prophylactique avec reconstruction immédiate pour limiter un maximum la récidive vu les caractères génétiques qui me prédisposent à ce fléau.  
Lundi, la chirurgienne va me prélever de la graisse dans le ventre, la filtrer, la centrifuger et m'injecter des minis seringues de graisses pures dans les seins pour que ceux-ci ressemblent plus à une poitrine de femme qu'à des pectoraux de mecs bodybuildés. L'acte dure environ 2h00 sous anesthésie générale en ambulatoire (je ressors dans l'après-midi après une petite collation pour vérifier que j'échappe aux effets désagréables de l'anesthésie) et est suivi d'une période de convalescence de 3 à 4 semaines. 
Il y aura un deuxième lipomodelage de prévu d'ici 2 mois environ et après, on pourra dire que ce sera presque fini, mais je vous en reparlerai. 

jeudi 30 janvier 2014

Et sinon, comment ça va?

Bonjour,
ça fait un moment que je ne vous ai pas parlé de ma santé et de mes péripéties médicales.
Si vous me suivez sur ma Facebook vous êtes un peu au courant.
En mai 2012, le 2 pour être exact (il y a des dates que l'on retient), on m'a diagnostiqué un cancer du sein. Après la tumorectomie, la chimiothérapie et la radiothérapie, les tests génétiques ont révelés que j'avais un gène (celui qui contrôle et empêche la formation de cellules cancereuses) qui ne remplissait pas ses fonctions.
Alors plutôt que de faire une mammographie tous les ans jusqu'à la fin de ma vie et risquer une récidive avant mes 60 ans, j'ai préféré subir une ablation des seins ou en language médical, une mastectomie bilatérale profilactique bilatérale. L'opération a eu lieu le 9 décembre 2013. Elle a duré environ quatre heures sous anesthésie générale.


Pour ne pas me retrouver avec une poitrine de mec - j'ai déjà subi assez de traumatisme -, la chirurgienne a procédé à la mise en place de prothèses mammaires sous les muscles pectoraux. Cette méthode permet de caler les prothèses pour éviter qu'elles ne bougent. Vous devez penser que ça doit être douloureux. Et bien je dois vous avouer que c'est encore PIRE QUE CE QUE L'ON PEUT IMAGINER. Surtout lorsque l'anesthésiste oublie de vous mettre la pompe à morphine et que les infirmières ne réagissent même pas lorsque vous dites que vous avez mal. Le topalgic, c'est bien mais deux heures après la douleur revient déjà alors qu'il faut attendre encore quatre heures pour un nouveau comprimé.
 
 
Aujourd'hui, je suis toujours en convalescence.
Hier je suis allée chez le médecin pour voir si je pouvais reprendre le travail. Mon esprit avait envie de reprendre mais mon corps lui était plus mitigé. Le docteur, après échange de quelques mots, a directement sorti un nouvel arrêt et cocher PROLONGATION jusqu'à la prochaine intervention.
Et oui, ce n'est pas fini. Le 24 février, je retourne au bloc pour fignoler le travail.
La mastectomie consiste a enlevé le sein : glande mammaire, graisse, vascularisation. Je me retrouve pour le moment avec une poitrine qui a perdu deux tailles de bonnet et qui ressemble plus à des pectoraux de mec bodybuildé.
Le 24, la chirurgienne va réaliser une lipomodelage. Elle va prelever de la graisse dans le ventre, purifier cette graisse par centrifugeuse et la réinjecter dans les seins pour leur donner un air plus féminin.
Il y aurai une deuxième intervention puis suivi les résultats peut-être une troisième.
Pour les personnes maladroites qui trouvent que j'ai de la chance de me refaire faire la poitrine et une liposuccion par la même occasion, pour être franche, je préfèrerais ne pas avoir à passer par là. Ce n'est pas une chance mais un moyen de survivre.
Dans cette opération, j'ai perdu beaucoup en sensation de toucher sur ma poitrine, les muscles pectoraux sont tendus et j'ai deux fois par semaine de la kiné pour les assouplir et ce n'est pas une partie de plaisir. La peau est très sèche et a un aspect cartonneux.

mercredi 20 mars 2013

C'est le printemps!

Aujourd'hui, c'est le printemps!
Le soleil nous fait l'honneur de quelques rayons entre deux giboulées de mars. La neige n'est pas tombée depuis une semaine. Espérons que ça dure. 
Les crocus dans les parterres municipaux sont en fleurs, les tulipes pointent le bout de leur nez dans mes jardinières. Les pucerons commencent à investir mon rosier. 

L'après-cancer n'est pas une période facile. Je l'avais lu un peu partout. Pendant le traitement, je ne comprenais pas pourquoi certains patients plongeaient dans la dépression, les incertitudes, le vide. Après tout, ils étaient guéris, il fallait fêter ça et reprendre le cours de sa vie. 
Mais en vrai, pendant le protocole de soins (opération, chimiothérapie, radiothérapie), les patients sont portés par le corps médical, soutenus par la famille et les amies. Mais après... que se passe-t-il ?
Peut-on reprendre une vie normale après ce que l'on a traversé ? On essaie, mais encore faut-il y arriver. Même si tout est fini, le cancer écarté, le travail partiellement repris, il reste les effets secondaires de la chimiothérapie (la fatigue, les douleurs), les séquelles de l'opération avec ce bras qui ne supporte pas de faire la même activité toute une demi-journée... Il y a aussi la peur de la rechute. 
Et maintenant que faire de sa vie ? Hier, je suis allée faire le point avec le psychologue du service d'oncologie de l’hôpital privé d'Antony où j'ai été suivi. Nous avons parlé de moi, de mes envies, de mes projets. Je suis manuelle, j'aime tricoter, créer des choses. J'aime également écrire.
Écrire permet d’exorciser les choses, de les faire sortir. Alors je songe sérieusement à écrire ce que je viens de vivre ces derniers mois. Je ne sais pas si je le publierai, on verra les opportunités qui s'ouvriront une fois mon récit achevé. Je sais que pendant le traitement, j'ai souffert de ne pas trouver de témoignages de personnes de mon âge. J'ai lu des livres autobiographiques mais ils concernaient des grands-mères entourées de leurs enfants et petits-enfants, de femmes actives accomplies. Mais je n'ai pas trouvé quelqu'un de moins de 30 ans sans enfant confronté brutalement au cancer.

samedi 16 mars 2013

Comment soigner une rhino-pharingyte?

Dernier week-end de vacances pour la région parisienne et la zone C d'une manière générale. Comme vous avez pu le constater, j'en ai profité pour faire une pause webesque. 
Il faut dire que j'avais la tête ailleurs. Saviez-vous que lorsqu'on contracte un cancer jeune, il y a de fortes probabilités que la tumeur soit d'origine génétique. 
Notre ADN contient des gènes capables de prévenir l'apparition de cellules cancéreuses dans notre organisme. Dans le cas du cancer du sein (comme celui des ovaires), il y a deux gènes : BRCA 1 et BRCA 2.
En juin 2012, j'étais allée à l'Institut Gustave Roussy, le plus grand centre de cancérologie de France. J'y ai effectué une prise de sang pour vérifier ces gènes. Il faut patienter 6 à 8 mois pour les résultats, le temps de trouver les gènes et de les analyser.

Jeudi, j'avais rendez-vous pour les résultats.
Il s'avère que j'ai effectivement un gène défaillant : BRCA 1. Ce qui explique mon cancer à seulement 28 ans. Cela implique une surveillance annuelle. Mais c'est tout de même une bonne nouvelle car le deuxième gène est sain. 
D'ici une bonne grosse année, lorsque les produits de chimiothérapie auront enfin quitté mon organisme et que les risques de récidive seront écartés, nous pourrons reprendre en toute sérénité notre projet de famille. 

En attendant, à nous la vie à deux avec notre minette, Macy.
Avant cette semaine pleine de neige, nous avons eu un joli soleil et des températures clémentes. J'en ai négligé le manteau lors d'un tour de jardin chez mes parents et fatalement, j'ai pris froid à cause de la petite brise qui soufflait. 
Alors pour ne pas traîner une toux qui fait affreusement mal aux bronches, j'ai combiné les remèdes naturels et en deux jours, plus de toux. Bon par contre, je me mouche toujours mais c'est quand même moins gênant que les bronches en feu. 

Voici mon cocktail anti-froid :
- des gouttes dans le nez avec le spray nasal des Pyrénées de Ballot Flurin 3 fois par jour jusqu'à ce que le nez ne coule plus,
- des inhalations de Pranaforce, Résistance et défenses naturelles de Pranarôm (6 gouttes dans le bol), 2 à 3 fois par jour pendant 2 jours,
- du Sirop Pranaforce de Pranarôm contre le toux 4 fois par jour pendant 5 jours,
- une cure de Force Tonique de Proponature (1 boîte de 10), idéal pour ne pas vous sentir fatiguer malgré les microbes,
- facultatif, Oléocaps n°4 (et non numéro 8) Défenses du système immunitaire de Pranarôm, 2 capsules avant les repas pendant 15 jours. 

lundi 11 février 2013

Rangement et organisation

Ca y est, c'est officiel. Maintenant je ne sors plus qu'avec mes bandeaux et foulards en prenant bien soin de laisser fièrement apparaître mes cheveux qui repoussent. Par contre, je m'emmitoufle chaudement avec mes écharpes, bonnets, gants et mitaines vu les nombreux épisodes neigeux qui nous avons. Passons!
Ma perruque s'en est donc retournée dans sa boite. Elle est maintenant rangé au fin fond de mon armoire. Et en parlant de rangement, je vais vous montrer aujourd'hui mes boîtes et paniers pour toutes mes bricoles de filles.
Maintenant que ma chevelure d'appoint a quitté ma salle de bain, j'ai un porte perruque nu sur mon meuble. J'ai donc eu l'idée de le recycler en porte-bijoux. Il y a quelques mois, j'ai recherché en vain un arbre bijoux. Soit ils étaient trop chers, soit ils n'avaient pas assez de branches pour mes bijoux. J'ai alors abandonné l'idée. D'autant plus que j'avais déjà une boîte à bijoux. 
Sans cheveux, j'ai investi dans plus de bijoux et confectionner de nombreux accessoires pour garder ma féminité, au point d'en faire déborder ma boîte. Et des colliers qui se mélangent, vous savez ce que ça donne comme genre de crise au petit matin lorsque vous n'avez pas le temps de démêler l'enchevêtrement de chaines. 
Passons maintenant à la boîte à maquillage. Je dois vous avouer qu'il n'y a pas tout. J'ai de la réserve dans un tiroir. Mais j'ai mis mes essentiels de tous les jours dans une boîte pour ne pas avoir à farfouiller chaque matin.
Mes vernis à ongles étaient auparavant réunie dans une petite boîte jaune mais mes achats avant les fêtes m'ont obligée à un petit remaniement. Mon rangement pour huiles essentielles est devenu un rangement pour vernis à ongles et tout ce qui va avec.

lundi 14 janvier 2013

Brioche aux raisins secs

Cet après-midi, je reprends le chemin du travail. Je devrai plutôt dire que je prends le chemin du travail. Il y a huit mois, nous déménagions pour nous rapprocher de nos lieux de travail. Mais une fois déménagés et les vacances finies, le jour de la reprise, le diagnostic tombait, j'avais un cancer du sein. Deux jours après, j'étais arrêtée pour faire la batterie d'examens préliminaires à la tumorectomie et au protocole de soin. Je n'ai pas pu profiter du fait d'habiter à 10 minutes à pied de mon boulot. J'allais tout de même voir mes collègues régulièrement en faisant mes courses en même temps. Mais ce n'est pas pareil. Je vais retourner de l'autre côté du comptoir. Je vais reprendre en mi-temps thérapeutique avec poste aménagé pour une durée de quatre mois dans une premier. Le Docteur de la Médecine du Travail vient directement au magasin pour que l'on établisse ma fiche de poste. Même si je me sens en bonne santé, je n'ai pas encore totalement récupéré. J'ai perdu de la masse musculaire, mes pieds me font souffrir lorsque je reste trop longtemps debout et mon bras commence enfin à se rétablir...
Il n'est donc pas question que je porte des objets trop lourds ou encore que je fasse trop d'encaissement. Le mi-temps thérapeutique va donc me permettre de me remettre dans le bain en douceur pour ne pas trop fatiguer le temps que les produits de chimiothérapie s'évacue définitivement de mon corps.

Brioche aux raisins secs
Pour 10 personnes
- 130 g de beurre
- 1 cube de levure de boulanger fraîche
- 450 g de farine de blé T55
- 50 g de sucre de canne
- 3 oeufs + 1 jaune d'oeuf pour la dorure
- 4 cuil. à soupe de raisins ses
- sucre glace
- fruits confits pour la décoration
- 1 fève

La veille, sortir le beurre du réfrigérateur 2 heures avant de commencer pour qu'il soit à température. Ecraser la levure fraîche dans un bol à l'aide d'une fourchette et délayer avec 2 cuillère à soupe d'eau tiède. Couvrir.
Mettre la farine et le sucre de canne dans un grand saladier. Mélanger puis incorporer les oeufs un à un. Ajouter le levain. Bien mélanger puis incorporer le beurre coupé en petits morceaux en pétrissant bien. Pétrir jusqu'à obtention d'une pâte élastique et homogène. Couvrir le saladier d'un torchon. Laisser lever dans un endroit assez chaud pendant 2 heures.
Incorporer les raisins secs et pétrir quelques instants pour reformer une boule. Couvrir le saladier d'un film alimentaire et placer dans la partie la moins froide de votre réfrigérateur pour la nuit.

Le lendemain matin, sortir la pâte, insérer la fève et l'abaisser au rouleau à pâtisserie sur une silpat sur une épaisseur de 4 cm d'épaisseur. Placer sur une plaque à pâtisserie. Couvrir à nouveau d'un torchon et laisser lever 2 heures à température ambiante.
Préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante. 
Délayer le jaune d’œuf avec un peu d'eau. Dorer le pâton au pinceau. Décorer de fruits confits.
Enfourner pendant 25 minutes. La brioche est cuite lorsqu'elle atteint 93°C à cœur.

Recette de Clea du livre Recevoir en Bio
 

samedi 21 juillet 2012

Une année singulière avec mon cancer du sein

Nous sommes en vacances depuis maintenant plus d'une semaine dans le Poitou. Nous profitons de mon arrêt maladie et des vacances de Monsieur pour nous reposer à la campagne en famille et entre amis. Nous passons de douces journées à nous promener lorsque le temps n'est ni trop chaud, ni trop humide. Dans le cas contraire, nous sortons le triominos pour des parties impitoyables où les points et les coups sont comptés.
Ces vacances et la convalescence sont également mises à profit pour lire, lire et lire. Après les Hunger Games, captivant ; la Saveur de l'Amitié, émouvant ; j'en suis à lire Une année singulière avec mon cancer du sein. Il est écrit par Maryse Vaillant, une psychologue clinicienne auteure de nombreux ouvrages et au visage qui m'est familier. J'ai déjà du la voir à la télévision mais j'avoue que je n'en connaissais pas plus sur elle.
Ce livre, ce n'est pas moi qui l'ai acheté. C'est une cliente du magasin où je travaille qui est passée par la case cancer du sein qui me l'a déposé au magasin. On s'est croisé lors de nos courses au coin de l'étalage de fruits et légumes. En prenant de mes nouvelles vu qu'elle ne me voit plus au magasin ces temps-ci, je lui annonce que j'ai la même mésaventure qu'elle. Elle m'a spontanément demandée si j'avais des questions sur la maladie, sur le traitement, sur tout... Je ne sais pas combien de temps nous sommes restées devant le cageot de nectarines à parler. Elle m'a fait l'énumération de toutes les bêtises qu'il ne fallait pas faire et qu'elle a appris à ses dépends. 
Alors que j'étais en week-end en famille pour l'anniversaire de mon neveu, un collègue m'a laissé un message sur mon répondeur pour me dire qu'un livre m'attendait dans le bureau. Charmante attention et lecture très instructive et prenante. Maryse Vaillant nous raconte ce qui lui passe par la tête durant le long, très long traitement que nécessite un cancer du sein. 

Résumé :
" Le cancer m'a enseigné qu'on peut vivre "bien" une sale épreuve. La traverser sans sombrer. Si chacune des étapes, prise séparément, ne fut ni glorieuse ni joyeuse, plutôt pénible même, en revanche, ce que l'ensemble me fit vivre, je ne le regrette pas. Je ne suis pas certaine d'en être sortie meilleure ni même changée. Je sais seulement que ce voyage m'a fait vivre d'étranges et fortes choses. Accepter sa propre mort et ne pas s'y engager, sentir les limites et l'immensité de sa féminité, peser les ravages et les sagesses de l'âge, accepter l'amertume des jours et n'en goûter que la douceur... De tout ceci je veux témoigner. "

mardi 26 juin 2012

La Vie, de plus belle...

 Merci à tous et à toutes pour vos messages de soutien. Et maintenant que vous êtes au courant, je vais pouvoir vous en dire un peu plus sur les à-côtés de la maladie. Je ne vous parlerai pas des effets secondaires. Il y a assez d'informations sur la toile les concernant et je n'en souffre pas trop. 
Le fait d'avoir un cancer de nos jours est devenu plutôt courant malheureusement. Qui ne connait personne autour de soi qui n'a jamais développé cette maladie? J'ai lu dans je-ne-sais-plus-quel-magazine que le cancer était la maladie du XXIème siècle. 
Comme cette maladie est assez répandue des associations et organisations ont fleuries et nous permettent de bénéficier d'ateliers et de soins pris en charge par la sécurité sociale et des associations non lucratives. 
C'est le cas de celle dont je vais vous parler aujourd'hui : La Vie, de plus belle...
L'association La Vie, de plus belle... a été créée en France en 2001. Elle est membre du réseau international Look Good... Feel better qui est aujourd'hui présent dans 21 pays.
Elle organise des ateliers pédagogiques et gratuits de soins et de maquillage pour compenser les effets des traitements contre le cancer. Une trousse de produits est offerte à chaque participante. 
Je me suis inscrite à l'un de ses ateliers. Même si de par mon métier j'ai une formation en maquillage et soins de la peau, une petite piqûre de rappel, qui plus est adapté au changement de peau qu'implique le traitement, ne fait pas de mal. Et en plus, c'est un moment de détente et de partage très intéressant avec les esthéticiennes et les autres patientes. 
Alors surtout n'hésitez pas à vous renseigner pour trouver des organismes de ce genre pour prendre soin de vous. C'est le moment de prendre soin de soi le plus possible.  

lundi 25 juin 2012

Collection de foulards

Je vous l'avais promis. Je trouve que ce 25 juin est une bonne date pour vous raconter mon petit-gros soucis de santé. Je ne vais pas m'en cacher plus longtemps car je trouve que ce n'est pas en taisant cette maladie qu'on l'affronte comme il se doit.
Pour quoi aujourd'hui? Parce qu'il y a deux mois tout pile, le 25 avril, j'allais faire une ponction-biopsie à l'hôpital privé d'Antony pour ce qui devait juste être une vérification pour nous rassurer moi, Monsieur, ma famille et les médecins. 
Les résultats sont tombés une semaine plus tard. Le 2 mai, j'ai appris que je avais un cancer du sein. 
A partir de là, les examens et rendez-vous médicaux se sont enchaînés. L'équipe médicale de l'hôpital d'Antony s'est pour ainsi dire occupée de tout. Après chaque rendez-vous, j'étais conduite au secrétariat pour que leur charmante assistante me prenne le rendez-vous suivant. Et pour cela, je les en remercie tout infiniment. 
La tumeur a été retirée le 16 mai sans trop de dommage. J'ai eu la chance de sentir cette petite boule sur mon sein très tôt. Du coup, j'ai gardé mon sein et les ganglions sentinelles sous le bras sont sains ce qui signifie que le cancer est restée confiner à mon sein. 
Apprendre que l'on a un cancer à 28 ans, implique une étape supplémentaire entre l'opération et le début du traitement : la préservation de la fertilité. Avec Monsieur, le 4 juin, nous sommes allés à l'hôpital Béclère de Clamart pour cryogéniser des embryons. Il s'agit d'un principe de précaution au cas où ma fertilité serait diminuée après le traitement. Ce qui est assez rare m'ont affirmé les médecins.    
Le 13 juin, je suis allée à ma première séance de chimiothérapie. Les effets secondaires - nausées, fatigue, frilosité - ont vite fait leur apparition dés la première nuit. Mais pour être franche, je m'attendais à pire. Ce qui m'embête le plus, c'est que j'ai perdu la sensation de faim. Cuisiner est devenu plus compliqué pour moi. Mais ne vous inquiétez pas, je continue à cuisiner car il faut bien manger et surtout je ne tiens pas à manger n'importe quoi. 
Les produits que l'on m'administre vont entraîner une perte de la pilosité. Alors mes collègues se sont cotisés et m'ont offert une panoplie de foulards pour couvrir ma tête. Moi qui sort toujours avec quelque chose sur la tête, je vais avoir de quoi varier et assortir à mes tenues.  

Pour celles et ceux qui me suivent et me connaissent, vous savez que je suis d'un caractère optimiste. Donc, surtout ne vous inquiétez, le moral est là, les amis plus proches que jamais, la famille et Monsieur aux petits soins. Même Macy, en ce moment même, est en train de me câliner entre moi et le clavier.

Et voilà, c'est dit! Je vous raconte et raconterai mon parcours car après tout ce blog bien que culinaire est avant tout un lieu de partage et d'échange. J'ai cherché sur le net des blogs de personnes atteintes d'un cancer qui raconte leur aventure de manière optimiste et je n'ai pas trouvé. Alors si d'autres sont dans la même démarche que moi, j'espère qu'elles trouveront ici toute la dose de peps et de rafraîchissement dont elles auront besoin pour affronter les jours sans.